Pour une journée combative du 8 Mars ! Sortons dans la rue pour la Journée internationale de la femme !

14 février 2021: La Coordination internationale des travailleurs de l’automobile vous appelle  À plus forte raison pendant la pandémie de Covid 19 : Pour une journée combative du 8 Mars ! Sortons dans la rue pour la Journée internationale de la femme !

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Depuis un an, la pandémie de Covid 19 a radicalement bouleversé nos vies. Dans le monde entier, on déplore plus de 2,2 millions de morts et plus de 130 millions de malades, avec des souffrances en partie durables. Les femmes sont au premier rang dans la lutte mondiale contre la répercussion des fardeaux de la crise et pour la protection de la santé, au lieu d’une gestion de crise orientée sur le profit. Les femmes luttent, ensemble avec les hommes, contre l’aggravation de l’exploitation des travailleur.se.s, pour la protection de l’environnement et pour les droits démocratiques, contre le racisme et la guerre.

 

En Argentine, en Pologne, au Pérou, au Mexique, les manifestations pour le droit à l’avortement (IVG) se multiplient, souvent liées à la revendication au gouvernement de démissionner. A partir des femmes américaines, le mouvement mondial « Me-too » s’est renforcé, et les femmes sont au premier rang dans les luttes contre les fascistes. Le 18 janvier en Inde, il y a eu des activités combatives et auto-confiantes lors de la Journée de la paysanne. C’était un autre grand moment en Inde après la journée de grève générale du 26 novembre 2020 avec 250 millions de participants en Inde, probablement la plus grande grève jamais organisée dans le monde.

 

Les femmes sont au premier rang dans la lutte contre la pandémie de Covid 19. Dans les secteurs de la santé et des soins, elles combinent, comme en Allemagne, la lutte pour des salaires plus élevés avec la revendication de plus de personnel et de l’appréciation de leur travail. En tant qu’éducatrices ou vendeuses, elles sont sans cesse exposées au risque d’infection par le Covid 19. Mais leur rémunération est tout sauf de « première classe ». Dans les maisons et les familles, la situation est souvent extrêmement tendue en raison du confinement partiel, de l’école à distance et du télétravail, de la responsabilité exclusive des soins de parents, de la perte de revenus dues aux licenciements et au chômage partiel, voire d'une absence totale de revenus. La violence faite aux femmes se multiplie. Toutes les trois heures, une femme est assassinée en Afrique du Sud. Les familles de réfugiés sont traitées pire que les animaux dans des camps souvent désastreux.

 

Et tout cela dans un monde où la fortune des super-riches continue à augmenter même pendant le Covid 19. Elon Musc, chef de Tesla, dispose actuellement d’une fortune de 188,5 milliards de dollars, soit 169 milliards d’euros ! VW s’attend à réaliser un bénéfice de 10 milliards d’euros pour 2020. En même temps, des dizaines de milliers d’emplois sont détruits dans l’industrie automobile et la sous-traitance. La jeunesse ouvrière et surtout les filles sont privées de perspectives par la destruction d’emplois-formation. Mais de nombreux personnels luttent contre les licenciements massifs, contre les fermetures d’entreprises, comme chez Nissan en Espagne ou chez Ford au Brésil. Des combats offensifs se développent contre le licenciement de 14 délégués syndicaux chez VW Afrique du Sud, qui avaient fait grève pour une protection contre le Covid 19, ou contre la répression sexuelle et le harcèlement de femmes.

 

La Conférence internationale des travailleurs de l’automobile s’engage pour la lutte internationale commune des travailleur.se.s de l’automobile, pour le regroupement au-delà des frontières nationales et sectorielles. Dans son programme international de lutte, elle établit sous le slogan « Pour la libération de la femme » des revendications telles que « salaires égaux pour femmes et hommes » ou « garderies gratuites en entreprise ». Mais le programme de lutte ne s’arrête pas aux revendications individuelles : « Il est nécessaire de surmonter ce système injuste ». Cela ne réussira que par l’activité à droits égaux des femmes et des hommes, par un travail quotidien inlassable, afin de convaincre de plus en plus d’allié.e.s contre la division et l’oppression, contre le scepticisme en ses propres forces, pour un esprit combatif optimiste et idéologiquement ouvert dont nous avons bien besoin surtout aujourd’hui.

 

Organisez des actions syndicales et à l’entreprise lors de la Journée internationale de la femme, tout en respectant strictement la protection de la santé !

Mouvements des travailleurs et des femmes - main dans la main !

Célébrons le 8 Mars comme Journée internationale combative pour la libération de la femme ainsi que pour la libération de l’humanité d’exploitation et d’oppression !

 

Nos salutations internationalistes !

 

Ed Cubelo (Philippines), Dieter Schweizer (Allemagne)

Coordinateurs de l‘ICOG

 

 

Nous déplorons la mort de Busisiwe Modasakeng

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Busiswe Modasaken, maire de de la municipalité du district de Sedibeng, en Afrique du Sud, est décédée le 8 janvier, dans le contexte du Covid 19. Le 21 février 2020, elle avait chaleureusement accueilli les participants de la 2e Conférence internationale des travailleurs de l’automobile, en nous félicitant de notre cohésion et de notre esprit combatif. 

Avec une conscience de femme impressionnante, elle a établi le rapport avec la libération d’Afrique du Sud de l’apartheid, avec la démocratisation et surtout avec la lutte pour la libération de la femme. Elle disait qu’il était très important que les femmes soient militantes, et que « La place de la femme n’est plus à la cuisine, mais au premier rang ».

 

C’est un grand honneur pour nous d’avoir fait la connaissance de Mme Busisiwe Modasakeng..

Nous lui rendons hommage et la garderons en mémoire.

 

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